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13 novembre 2015. Une voiture, partie de BELGIQUE, convoie quatre kamikazes, direction le Stade de FRANCE. KHALIL est l'un d'entre eux. Sa mission : activer sa ceinture d'explosifs dans le RER, lorsqu'il sera bondé des spectateurs d'après-match.

KHALIL est dans ma pile depuis bien longtemps. Lire un livre sur les attentats de 2015, il fallait que je sois prête. Pas sûre que la pandémie ait été le meilleur moment (!) mais pas sûre non plus que je puisse coller sur le dos du COVID l'immense déception voire frustration qu'a provoquée chez moi la lecture de ce roman.

Des pages et des pages de bla bla. C'est un jugement sévère, mais c'est vraiment ce que j'ai ressenti. Un livre pour rien. 

J'attendais une réflexion sur le passage à l'acte meurtrier d'un jeune belge, sur son embrigadement, sur la façon dont on peut laver à ce point l'esprit de quelqu'un et le convaincre de la légitimité de tuer des innocents. Ce sujet est bien évidemment abordé, mais de manière très superficielle.

Peut-être que c'est un thème bien trop complexe pour qu'on y trouve des réponses. Mais alors, quand on ne sait pas, mieux vaut se taire.

La psychologie des personnages méritait d'être beaucoup plus approfondie, l'aspect familial, le conflit de loyauté, les amitiés d'enfance et les parcours qui se séparent, le besoin de reconnaissance sont autant de sujets qui ne sont abordés qu'en surface.

J'ai trouvé qu'en fait tout sonnait faux. Je n'ai jamais réussi à adopter le point de vue des différents personnages; je suis restée de marbre face à leurs tergiversations et n'ai ressenti aucune émotion.

D'où ma frustration. Ce roman m'a presque mise en colère, tant je considère qu'il faut être extrêmement prudent avec ces sujets, et ne s'y aventurer qu'utilement. Ainsi, pas besoin que moi-même j'en rajoute.

ANNE-CE 

 

KHALIL de Yasmina KHADRA, paru aux Editions JULLIARD le 16 août 2018