La-papeterie-Tsubaki

  

Lire LA PAPETERIE TSUBAKI c’est partir au JAPON dans une petite boutique d’un quartier typique de KAMAKURA, admirer les cerisiers en fleurs, Sakura, et se laisser dépayser par la tradition et la modernité nippones à travers l’art de l’écriture que pratique Hatoko. Vous êtes prêts pour le voyage ?

Hatoko a passé toute son enfance aux côtés de l’Ainée, sa grand-mère, femme stricte et peu bavarde, dans un quartier d’une petite ville de province au JAPON. Elle n’a pas de souvenirs de sa mère et c’est son aïeule qui lui a transmis sa passion pour l’art de l’écriture, la calligraphie et lui a enseigné le métier d’écrivain public. Aujourd’hui, elle a vingt-cinq ans et revient vivre dans l’appartement où elle a grandi, sa grand-mère est décédée et elle va reprendre le flambeau de la famille AMEMIYA en tenant la papeterie TSABUKI. Elle mène une vie simple ponctuée par les visites de sa voisine Madame Barbara et les commandes de ses clients qui viennent la solliciter pour des courriers aussi divers que variés.

Le dernier roman de Ito OGAWA est une petite merveille, un joli moment de lecture qui apaise et dépayse. A travers l’art de Hatoko et son mode de vie, le lecteur est plongé au cœur d’un Japon traditionnel bien que très moderne par ses infrastructures et sa technologie. Dans sa petite échoppe, Hatoko nous enseigne la calligraphie, le souci du détail, la recherche de la perfection. Les clients viennent trouver du réconfort, de l’aide, une attention particulière pour écrire leur lettre selon un art bien maîtrisé. Il n’est pas rare que Hatoko offre le thé et des confiseries et là encore, le lecteur partage avec ce petit monde un moment de convivialité et d’écoute. La vie de Hatoko est simple, rythmée par son sacerdoce, ses visites au temple et ses sorties avec son excentrique voisine, Madame Barbara. Au cœur de la papeterie, la jeune femme se remémore son apprentissage sous l’autorité de sa grand-mère dont la sévérité a marqué son enfance mais pour laquelle elle a une grande tendresse. Aujourd’hui que celle-ci a disparu, elle tente de faire son deuil, de percer le secret de son enfance sans parent, de comprendre l’éducation qu’elle a reçue alors que ses camarades avaient une adolescence bien plus libre et joyeuse.

LA PAPETERIE TSUBAKI aborde des sujets bien plus profonds qu’il n’y paraît : le deuil, les conventions, la tradition, les relations inter-générationnelles et nous explique un art de vivre nippon bien loin des Smartphones et des écrans qui envahissent notre quotidien. A travers le personnage de Hatoko, Ito OGAWA nous parle d’un métier ancestral qui consiste à assouvir la volonté d’un client en trouvant le bon mot, en choisissant le papier adéquat et la bonne formule.

LA PAPETERIE TSUBAKI est un petit bijou de roman charmant et réjouissant qui ravira ses lecteurs comme il m’a ravie. Vraiment, il serait dommage de vous priver d’un tel bonheur de lecture et si vous ne connaissez pas la littérature japonaise, les romans de Ito OGAWA constituent une première expérience parfaite pour la découvrir. 

MYMY

LA PAPETERIE TSUBAKI de Ito OGAWA paru en août 2018 aux Editions PICQUIER.