1540-1

 

Une fois n'est pas coutume, je m'autorise une petite incursion dans le livre Jeunesse suite à l'envoi de FLORA BANKS par les Editions CASTERMAN et BABELIO, en avant-première puisque la sortie est aujourd'hui 1er mars. Je les remercie de me sortir de ma zone de confort.

Flora BANKS est une adolescente anglaise de 17 ans qui à la suite d'un accident survenu alors qu'elle avait 10 ans, est atteinte d'une amnésie antérograde. Si elle se rappelle de tout ce qui s'est passé avant l'accident, elle est incapable de se fabriquer de nouveaux souvenirs. Ceux-ci s'effacent systématiquement, si bien qu'elle est obligée de se les écrire sur le corps. Jusqu'à ce que Flora embrasse Drake, le petit ami de sa meilleure amie, et que cette fois elle s'en souvienne, encore et encore. Flora voit alors en Drake un remède possible à sa maladie et décide de partir le retrouver au SPITZBERG, petite île de NORVEGE, où il est parti étudier. Evidemment, sa quête s'annonce semée d'embûches et Drake ne sera pas facile à retrouver.

La quatrième de couverture est redoutablement intrigante mais pour moi le livre n'a pas tenu ses promesses. Certes c'est un livre Jeunesse (à mon sens à partir de 14 ans) mais ce qu'on nous fait miroiter comme un thriller s'avère être une bluette assez plate. Il n'y a rien de palpitant dans cette histoire qui tourne en rond pendant beaucoup trop longtemps... Il ne se passe pas grand chose (mais où est-il donc passé ce fichu Drake?) et le handicap de Flora - devoir constamment relire son cahier pour réapprendre ce qu'elle oublie régulièrement - rend nécessairement le récit répétitif et finalement assez ennuyeux.

Toutefois, la fin, à elle seule, nous récompense d'avoir lu ce livre. D'abord, aux 3/4 du livre, d'un coup d'un seul l'histoire qui ronronnait doucement se complexifie, et les retrouvailles avec Drake qui devaient clore l'histoire la relancent totalement. Mais c'est surtout la fin proprement dite qui est superbe : une fin en forme de message d'amour, de courage et de liberté, qui évoque le dépassement du handicap et l'acquisition de l'autonomie.

Mention spéciale aussi à la magnifique couverture de ce livre : le titre FLORA BANKS s'y inscrit en relief, dans un mélange de blanc et d'un dégradé de bleu dans lequel le nom BANKS se perd et semble disparaître... à l'image des souvenirs de Flora. L'aspect esthétique, symbolique et métaphorique est trés réussi.

 

ANNE-CE

FLORA BANKS d'Emily BARR, paru aux Editions CASTERMAN le 1er mars 2017