Les-belles-vies

 

Faut absolument que je vous le dise tout de suite : ce livre-là c'est de la bombe, de la balle si je veux rester dans un vocable de jeunes. Sinon vu mon grand âge, je dirais que ce livre est un concentré d'amour, de magnifiques souvenirs et qu'il touche au coeur.

Décidément, la collection EXPRIM de chez SARBACANE recèle de très belles surprises.

A chaque fois que je me plonge dans un de ses ouvrages, quel que soit l'auteur ou le sujet abordé, je suis conquise. L'éditeur Tibo BERARD a su s'entourer d'écrivains de grands talents et sait varier les plaisirs.

Un grand bravo à lui donc et surtout bien sûr à ses romanciers sans qui rien ne serait écrit ...

Dans les belles vies, on fait la connaissance de Vasco et de Djib, potes depuis toujours, qui viennent de provoquer une bagarre à la sortie du lycée le dernier jour de l'année scolaire. Leurs parents désemparés devant leur dernière frasque décident de les envoyer dans la NIEVRE chez un couple qui héberge des enfants de la D.A.S.S. Arrivés dans cette baraque au milieu de la campagne où la vie déborde autant que l'amour, Vasco et Djib vont apprendre à connaître leurs compagnons de chambrée pendant ces quelques semaines de vacances. Des amitiés vont se lier, des premières amours émerger et surtout des moments de vie gravés à jamais dans leur coeur vont s'immortaliser.

Le grand souci de ce livre, c'est sa fin... parce que justement je ne voulais pas en tourner la dernière page, je ne voulais pas que cette histoire se finisse.

Evidemment, je voulais rester au sein de la maison de Tata et Tonton qui recueillent les enfants cabossés et les font grandir à grosses doses d'amour et d'attention. Je voulais continuer à partager les moments de rigolades, des premiers émois amoureux de Vasco, Djib, Jessica, Chloé et les autres, je voulais calmer Dylan dans ses moments de fureur et le réconforter et lui dire qu'il n'était pas fautif et qu'il avait le droit d'aimer sa mère même si elle n'était pas toujours à la hauteur et surtout, surtout, je voulais serrer sans fin et très fort dans mes bras Kamel, Sirine et les petits... Bref, je voulais participer à ces beaux moments et me sentir proche de ces personnages si attachants et si vivants.

Pourtant, j'ai largement passé l'âge des premiers baisers et des virées en scooter mais toute cette vie, cette fougue, cette camaraderie, hé bien ça fait du bien, ça touche et ça émeut et ça chavire notre petit coeur de lecteur. Les histoires de ces enfants délaissés, maltraités ou abandonnés sont juste effleurées mais elles sont tellement présentes au quotidien. Cette solidarité qui s'installe entre eux malgré leurs différences et leurs difficultés, c'est simplement beau à lire et à observer.

Et puis il y a Tonton et Tata. Je mets des majuscules parce qu'ils le méritent largement, par respect. Une vie à recueillir toute cette marmaille désoeuvrée et perturbée avec un coeur si grand qu'il n'y a pas de jaloux. Je suis admirative de tant de compréhension et d'altruisme. Pas un mot plus haut que l'autre, juste un regard, un geste et le gamin sait qu'il est compris et aimé.

Avec LES BELLES VIES, Benoît MINVILLE touche au coeur, parle vrai et trouve le mot juste. Il nous embarque au bord de l'étang avec la petite bande et franchement c'est un bain de jouvence dans lequel on voudrait se baigner longtemps.

Monsieur MINVILLE, on m'avait dit que vous écriviez de bons bouquins, j'ai voulu me rendre compte par moi même... maintenant je peux dire que vous écrivez aussi de beaux bouquins, celui-ci est une petite merveille !!

MYMY

LES BELLES VIES de Benoît MINVILLE, paru aux Editions SARBACANE Collection EXPRIM en octobre 2016.