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J’ai découvert Michel Bussi il n’y a pas très longtemps. D’abord j’ai eu un peu peur que ce soit un nouveau Musso, un nouveau Marc Lévy. En son temps j’ai lu les premiers romans de ces auteurs et toujours avec plaisir, mais ça fait plusieurs années que je les ai abandonnés. Non pas tant à cause de leur écriture décriée par des intellectuels bobos qui ne la trouvent pas assez raffinée, mais plutôt à cause du fait qu’ils ont fini par me lasser faute d’avoir su se renouveler ; j’avais l’impression de lire toujours la même histoire. Peut-être qu’aujourd’hui, à les relire avec des yeux neufs, je retrouverais ce que j’avais aimé en eux.

En tout cas, au bout du 4ème roman de Michel Bussi, pas encore de lassitude. Après Gravé dans le sable, Nymphéas noirs et Un avion sans elle, je me suis donc attaqué à Ne lâche pas ma main.

Liane et Martial se sont offert des vacances au soleil de la Réunion, avec leur petite fille de 5 ans. Lorsque Liane disparaît subitement, Martial est très vite désigné coupable idéal. Il prend la fuite avec sa fille et commence alors une traque à travers toute l’île, laquelle à un seul but : sauver l’enfant.

Ne lâche pas ma main est de ces romans qui nous font croire qu’on a deviné la chute, petits malins qu’on croit être, et qui démontre d’un coup qu’on avait en fait tout faux. Qui font qu’on va revenir quelques pages en arrière pour vérifier que ce dénouement peut coller, et qu’on n’arrive pas à prendre en défaut.

On oscille constamment entre une version et une autre, et on veut très vite connaître le fin mot de l’histoire. L’écriture est très rythmée, le suspense indéniable, la fin surprenante.

Un polar efficace. Que demander de plus ?

ANNE-CE

NE LACHE PAS MA MAIN de Michel Bussi, aux éditions Pocket, paru en mai 2014